Présentation du groupe lors du deuxième chapitre :

Quand les rivières devinrent rouges




Personnages Joueurs:

Teros de Trismaer

Teros de Trismaer (Paladin d'Iomedae 3, mage 1), joué par Gilles:
 

Jeune demi-elfe né le 20 Arodus 4685, de l'union de Tanil, son père elfe, et Menara sa mère humaine, Teros grandit dans l'insouciance, entouré des druides de la forêt de Arthfell, de sa demi-soeur (fruit d'une union précédente de son père avec une autre elfe) et de ses parents, ceux ci lui cachant les conflits qui déchiraient le sud de la forêt. Un jour, sa mère, guérisseuse naturelle, recueilli un paladin âgé nommé Constantin Flaegan, qui s'était retrouvé blessé gravement en voulant s'interposer au cours d'un des nombreux conflits qui opposaient le consortium forestier et les défenseurs druidiques de la forêt. Lors de son court séjour avec eux, Teros appris de la bouche de Constantin les hauts faits d'armes des paladin d'Iomedae, dont il était l'un des représentants, et cela éveilla en lui un besoin farouche de lui ressembler. Avec la bénédiction de ses parents, Teros parti se former sous l'égide de Constantin, au sein du temple d'Iomedae, à Augustana, la principale cité portuaire du royaume d'Andoran.Après plusieurs années de formation, il revint voir ses parents, mais découvrit à la place un spectacle de désolation: la maison était ravagée, ses parents et sa demi-soeur, Kalisté, disparus, et Vivianne, une halfeling amie de ses parents, morte et baignant dans une mare de sang. Ne sachant que faire pour savoir ce qui s'était passé, il consulta les druides des environs, qui lui conseillèrent, après avoir effectué plusieurs divinations inefficaces, de se rendre au nord pour essayer de demander conseil aux Gardiens des Chênes; malheureusement, comme les druides le lui avaient laissé entendre, ceux ci ne voulurent rien entendre de ses suppliques. Errant désespéré sur les routes des Royaumes du fleuve, il entendit parler de l'appel de Dame Jamandi, qui appelait les aventuriers hardis à Restov pour pacifier les Terres Volées, et avoir la possibilité d'être anobli. Teros y vit l'opportunité de réaliser deux de ses objectifs, venir en aide à ceux dans le besoin, et apporter la sécurité et la justice à cet endroit; et avoir la possibilité, en étant anobli, de posséder les moyens d'effectuer des recherches pour retrouver ses parents et sa demi-soeur. Fort de cette résolution, il se lança avec une volonté renouvelée dans cette aventure!

 


 

 

Kyras Balhrog ( Roublard 3, Mage 1), joué par Cédric:

 Kyras,  né le 24 calistril 4690 à Mivon, d'Estrude et Caladrel Magdum, appris les savoirs commerciaux et la connaissance des mondes et des royaumes environnants par sa mère. Tandis que Caladrel lui enseignait le maniement des armes et les histoires sur le monde des Elfes. Ils étaient appréciés à Mivon et les régions alentour, et leur voisin un roublard demi-orc à la retraite, accepta de s'occuper de Kyras lorsque ses parents partaient quelques jours faire des affaires sur le fleuve. Ce demi-orc, nommé Hakak, avait eu l’occasion d’accumuler quelques richesses et vivait relativement tranquillement, même s’il gardait une méfiance et une paranoïa naturelle, dûe à son ancien métier. Hakak Balhrog avait d’ailleurs eu une très mauvaise intuition, durant un après-midi d’été, le 7 Erastus 4697, où il décida d’emmener Kyras faire un tour dans les marais pour lui apprendre à poser des pièges.

A leur retour  en fin de journée, il retrouva toute la famille de Kyras tuée dans leur maison. Hakak reconnut directement la marque de la Ligue des Assassins et des Empoisonneurs de Dague, alors il décida de garder et de cacher chez lui le jeune Kyras. Ce dernier, qui était entre sa septième et sa huitième année, fut tellement marqué par cette disparition, qu’il chercha constamment à pousser Hakak à lui enseigner son savoir pour l’aider à trouver la trace des assassins de sa famille.

Ils mirent plusieurs années à remonter la piste, mais il découvrirent qu'un certain Salsam Ruschemerin avait eu un contentieux avec la famille de Kyras autrefois, et cela avait entrainé une perte d'influence pour ses affaires à Daggermark, et pour se venger, avait décidé de faire assassiner la famille Magdum. Devant les difficultés à approcher et à affronter directement les auteurs de l’assassinat et son commanditaire, Hakak et Kyras décidèrent de prendre leur mal en patience. Kyras décida, en attendant, de reprendre la boutique de ses parents à Mivon, aidé dans l’ombre par Hakak.

Vers les 16 ans de Kyras, lors d’une foire avec des tours de magie comme il y en avait régulièrement à Mivon, Kyras se découvrit des dons pour la magie par le biais d'un mage itinérant nommé Udhomar. Udhomar expliqua à Kyras qu'il était prêt à développer ses talents, à condition que celui-ci l’aide pour son spectacle de magie. Kyras accepta de l’aider lors des 2 mois ou il serait à Mivon, au printemps et à l’automne. Et cela de la fin d’après-midi jusque tard dans la nuit, mais il  resterait à la boutique de ses parents le reste du temps. Il continua dans le même temps à profiter des apprentissages de Hakak. Ainsi, pendant 4 ans, Kyras pu ainsi profiter des enseignements d’Udhomar le magicien, avant que celui-ci ne lui indique qu’il ne pouvait plus rien lui apprendre.

Kyras avait alors 20 ans, et décida, contre l'avis d'Hakak, de partir pour la ville naissante et prometteuse de Boisoleil, qui lui donnerait peut être l'opportunité de mettre ses talents au service d'une population, qui, comme lui, cherchait un nouveau départ dans la vie, en laissant le passé derrière eux .



Personnages Non-Joueurs:


                                                                   Linzi (Barde 2, Arcane Duelliste 2):


Si j'ai autrefois étudié à l'Académie des Grands arts de Pitax, j'ai rapidement décidé qu'une vraie barde n'a rien à faire entre les murs étouffants d'une école.

Linzi est originaire d'un petit village du Galt, née au sein d'une communauté de fermiers avec un niveau d'éducation (en particulier artistique) très bas. Elle a appris à lire grâce à un prêtre itinérant, dont les histoires ont initié son intérêt pour les légendes héroiques et l'apprentissage en général. Plus tard, elle s'enfuit de chez elle, rejoignant une marchande de livres itinérante nommée Tessie la Plume avant de la laisser pour aller étudier à l'Académie des Grands Arts de Pitax. Linzi a des sentiments mitigés quand à son temps passé à l'académie - alors qu'elle a le souvenir de plusieurs brillants professeurs, elle supportait mal les restrictions mises en place dans la faculté par le dirigeant de Pitax, Castruccio Irovetti, et qui pesaient sur les étudiants. la période de Linzi à l'Académie toucha à sa fin lorsqu'elle fut expulsée de celle-ci, suite à l'écriture d'un livre de comédies satiriques moquants Irovetti. Sans se laisser décontenancer, elle a poursuivi son plan audacieux : trouver le prochain grand héros en devenir, se joindre à sa cause et documenter sa route vers la victoire dans le plus grand livre que Golarion ait jamais vu. Lorsqu'elle entendit parler de l'appel de Dame Jamandi Aldori, elle devint certaine que c'était à Retsov qu'elle pourrait trouver cette personne (https://pathfinder-kingmaker.fandom.com/fr/wiki/Linzi).


 

 

                                                                                                       Amiri (Barbare 4):

 

Tout au nord se trouve le royaume des Seigneurs des Mammouth, un royaume gelé - la patrie de la mégafaune et des nomades primordiaux. Les gens qui y vivent sont des sauvages, même selon les normes des autres tribus barbares - la vie dans ce climat rigoureux ne laisse que peu de place à autre chose qu’à la survie. 

Contrairement à Numeria, où les femmes sont égales aux hommes, elles sont réduites ici à des servantes, occupées à élever des enfants, à préparer les repas et à coudre des vêtements tandis que les hommes occupent les postes de chefs, prêtres, guerriers et chasseurs. Ce sont les règles - mais aucune règle ne peut arrêter l'esprit ardent qui brûle dans le cœur d'un vrai barbare. Amiri l'a prouvé en se révoltant contre la vie misérable que sa tribu lui avait offerte et en devenant une guerrière redoutable. Son triomphe a été récompensé par la haine, le ridicule et, finalement, un exil. Elle a quitté son pays natal et est allée à la recherche de son destin et de la justice sociale, sans jamais regarder en arrière. "Je survivrai. Je survivrai toujours", telle est sa devise, et jusqu'à présent, cela s'est toujours vérifié. Elle a été attirée à Restov, lorsqu'elle a entendu parle de l'appel de Dame Jamandi Aldori, et s'y est rendu, car cela représentait à ses yeux, un challenge à la hauteur de ses ambitions (https://pathfinder-kingmaker.fandom.com/fr/wiki/Amiri).

 

 

 

                                                                                                 Valérie (Guerrier 2, Cavalier 2):

 

En raison de sa beauté parfaite, presque surnaturelle, Valérie a été au centre de l'attention de tous, même quand elle était encore enfant. Née dans une famille noble de Brevic, la jeune fille est rapidement devenue un espoir de la haute société. Elle a rapidement dû apprendre à résister aux avances indésirables de ses admirateurs, en utilisant une arrogance froide et des manières impeccables et distantes comme un bouclier impénétrable. Son père avait choisi un grand destin pour Valérie: elle était supposée devenir un paladin de Shelyn. Cependant, la jeune Valérie ne semblait pas faite pour les enseignements de l'obéissance et de l'humilité devant la déesse de la beauté et de l'amour - contrairement aux leçons d'arts martiaux qu'elle maîtrisait presque parfaitement. La vie de Valérie a radicalement changé lorsqu'un acte blasphématoire a rendu son avenir en tant que paladin de Shelyn impossible. Ayant rejeté la grâce de la déesse, elle a quitté la haute société pour prendre son destin en main. Aujourd'hui, Valérie n'est plus la fille choyée d'un noble. Au lieu de cela, elle est devenue un mercenaire chevronné, qui a vécu des dizaines de batailles sous les bannières du Seigneur des épées. S'étant coupé les cheveux et ayant troqué ses robes de soie par une armure en acier, elle a rompu avec son passé sans hésitation. Elle participe actuellement à la préparation de la réception qu'a organisée Dame Jamandi Aldori, sa mécène, à son manoir, pour recevoir les aventuriers souhaitant se lancer à l'assaut des Terres Volées (https://pathfinder-kingmaker.fandom.com/fr/wiki/Valerie).
 
 
 
Kalum Porteur-de-Hache (Prêtre de Torag 4)
 

Jeune nain né à Darvarn, la cité naine des monts des 5 rois, et appartenant au clan de Delbera Porteuse-de-Hache, Kalum fut élevé avec lés légendes contant ses exploits, et ceux hache légendaire, "Tison"! Mais depuis quelques années, les membres de sa famille disparaissaient les uns après les autres, et des duergars s'introduirent dans le tombeau de Delbera , et dérobèrent Tison. Kalum, qui avait répondu à l'appel de Torag plusieurs années auparavant,  jura sur sa vie de retrouver la hache de son ancêtre, et commença à enquêter; quelques temps plus tard, il découvrit que les duergars avaient été commandités par Zohir Totek, une nécromancienne que delbara avait épargné, lors du combat de son ancêtre contre le mentor de Zohir, le nécromancien Audalot Karexin. Après avoir interrogé le chef des duergars, il apprit que Zohir avait investit les anciens quartiers de son mentor dans une tour imprenable, dans les profondeurs de Nar-Voth. Il n'y avait aucune voie d'accès, seules des pierres de téléportation y permettaient l'accès.

Kalum partit donc à la recherche d'une de ces pierres de téléportation liées à la tour de Zohir, et finit par tomber sur une histoire de trolls ayant pillé un trésor duergar, et l'ayant emmené avec eux. Suivant cette piste, le jeune nain remonta vers le nord des Royaumes du Fleuve, où il entendit parler de pillages organisés par des trolls. Trouvant cette piste prometteuse, il décida de se rendre au fief du seigneur des terres concernées par ces pillages pour lui proposer son aide, et, par la même occasion, accomplir sa mission.


Deuxième Geste :

Quand les rivières devinrent rouges
 

(Reprise du récit par Teros)

 

Jour de la Lune, 14 Desnus de l’an 4710 :

 

 


Nous étions arrivés depuis deux jours et nous pouvions déjà sentir le potentiel que recelait cette contrée pour y fonder une nouvelle baronnie. Étrange de se dire que j’avais été anobli. Je me demandais ce qu’en auraient pensé mes   parents s'ils avaient été avec moi! Je ne perdais pas espoir de les retrouver un jour, mais pour le moment, beaucoup de gens se tournaient désormais vers moi, quand à leurs inquiétudes pour leur survie dans ces contrées hostiles, et attendaient des décisions et des réponses. Valérie avait déjà bien commencé à organiser le fort, et les civils qui étaient restés (plus de la moitié de fait), travaillaient d’arrache-pied pour faire en sorte que leur ancien lieu de servitude devienne celui d’un nouveau départ. Considérant ce que l’on nous avait dit concernant une ile à l’embouchure du lac de la Défense, dont les rives bordaient le fort où nous nous trouvions, je décidai de partir avec quelques camarades vérifier si cette ile pouvait être un site plus intéressant pour établir la capitale de ma baronnie. J’emmenai avec moi Octavia, Reg et Amiri, et nous partîmes vers le sud, chercher un endroit où passer le Fleuve Puant, afin de nous rendre de l’autre coté du Lac.


 
Jour du labeur, 15 Desnus de l’an 4710 :

 

 

Nous descendîmes vers le fleuve Puant, et cherchâmes un guet pour continuer notre progression. C’est alors que nous entendîmes  des cris portés par le vent en amont  de notre position. Nous remontâmes rapidement le rivage et tombions sur un groupe de gnomes essayant vainement de tirer un chariot prisonnier du courant au milieu d’un gué du fleuve - précisément ce que nous cherchions ! Nous arrivâmes rapidement sur place, et donnâmes un coup de main au groupe de gnomes, et, non sans mal, arrivions à extraire le chariot et à le conduire sur l’autre rive au sud, nous amenant en même temps nous voulions aller. Nous nous enquîmes alors, auprès du chef du groupe, de leur présence sur ce qui était désormais mes terres.

 

Devant le refus de ce dernier, qui se nommait Jubilost Narthropple, de répondre à mes questions, je décidai de jeter un œil à l’intérieur de sa caravane, afin de voir par moi-même ce qu’ils transportaient : de nombreux livre et cartes rangées de manière minutieuse confirmaient que le groupe était pour un travail d’exploration. Mais comme leur chef ne souhaitait pas partager la nature de celui-ci, je leur intimai l’ordre de poursuivre leur périple, mais les mettait en garde des risques qu’ils prenaient. Malgré cela, Narthropple ne semblait pas faire grand cas des dangers que lui et ses acolytes encourraient. Après les avoir vus s’enfoncer dans la foret vers l’ouest, nous reprîmes notre chemin, et continuâmes vers le sud, entrant dans une zone marécageuse assez importante.

 

Jour du feu, 18 Desnus de l’an 4710 :

 

Après plusieurs jours de chevauchée, nous arrivâmes en vue d’une petite masure perdue dans   les marais, entourée d’arbres squelettiques. En nous approchant, nous finîmes par faire remarquer notre présence, et une vieille femme à l’air revêche apparu à la fenêtre de la masure ; sentant la magie entourer l’habitation, ainsi que l’épouvantail qui se trouvait à coté de nous, je jouais la carte du charme et répondit poliment que nous cherchions à découvrir ce qui était désormais les terres du Baron de Trismaer. La vieille dame demanda alors qui était le maître de ces terres et je répondis que c’était moi. Riant aux éclats, la vieille dame nous fit alors signe d’entrer pour discuter. L’intérieur de la masure était plus cossu que ce que je pensais, et je remarquais également que les oreilles pointues et le teint légèrement verdâtre de la vieille dame –qui se faisait appeler Beldame - devait dénoter une ascendance elfique ou magique. Néanmoins son tempérament revêche paraissait atténué par son amusement de me voir avec ma petite troupe, et semblait à son aise.


L’aura magique qui se dégageait d’elle étant très forte, je ne doutais pas qu’elle devait avoir les capacités de se débarrasser de nous si le besoin s’en faisait sentir. Après nous avoir préparé une tisane, je demandais à Beldame quelques indications sur les environs de l’endroit où elle vivait afin de savoir s’il y avait des éléments importants à connaitre ou à éliminer (car je lui précisais que je venais afin d’assurer la sécurité de tous ceux qui se trouvaient sur mes terres - elle y comprit). Toujours avec son air amusé, elle nous dit qu’elle répondrait à mes questions si nous trouvions pour elle des éléments qui lui manquaient pour ses potions : des champignons noirs qui ne poussaient que dans des endroits très particuliers, c'est à dire des puits de boue sulfureuse, qui se trouvaient au sud-est d’ici, de l’autre coté du fleuve. Acquiesçant à sa demande, elle sourit et nous indiqua que:

-un ermite un peu dérangé et parfois dangereux se trouvait à l’est d’ici, de l’autre coté des marais, dans la foret.

-un village d’hommes lézards, autrefois de bon voisinage, qui ont commencé à devenir hostiles.

-une île au centre d’un lac au sud de sa hutte, avec une tour en son centre, surnommée « la tour du marais des lampes », du fait des nombreuses lumières visibles au sommet de la petite montagne qui se trouvait au centre de l’ile.

-à l’est, par delà le fleuve, des légendes faisaient état d’un cairn abritant des morts vivants, qui protégeraient un ancien trésor.

 

Après avoir pris connaissance de tous ces éléments, nous prenions congé de la vieille Beldame, et repartions vers l’est afin de vérifier ces propos.

 

Jour de l’etoile, 19 Desnus de l’an 4710 :

 

Quelque temps plus tard, alors que nous avancions péniblement dans la foret dense, nous tombions dans un piège mis en place par le vieil ermite fou dont Beldame nous avais parlé. Il essaya de nous avoir grâce à ses sorts de druide et son guépard apprivoisé, mais nous nous défaisions de lui sans peine. Après voir récupéré ce que nous pouvions sur lui (dont un étrange et ancien camé représentant une jeune femme), nous reprenions notre route en direction de Boisoleil, car il fallait que je m’habitue à prendre des décisions qui concernaient l'avenir de la région que je gouvernais désormais. 

Jour de la lune, 21 Desnus de l’an 4710 :

 

Une fois arrivé, je m’attelais à la tache, durant 4 mois consécutifs durant lesquels personne ne chôma : tractations commerciales (en particulier avec le « royaume » voisin de Mivon) ; aide de la part de Restov (en matériel, hommes et colons) ; installation de commerçants fortunés voyant une opportunité à saisir vu la vitesse de développement de la cité et de la Baronnie; construction d'un quartier d'habitation pour les colons et leur famille, d'une librairie, du début d'un mur d'enceinte, et d'un château fortifié (avec un hall de réception et de festivité).


Nous mettions également en place un groupe de conseillers pour m’épauler dans la gestion des affaires courantes. Je m’entourais donc de personnes en qui j’avais toute confiance : Valérie en tant que conseillère principale, Kesten Garess en tant que commandant des forces militaires de la baronnie, Jhod Kavken en tant que Haut Prêtre (la religion principale des habitants étant celle d’Erastil cela tombait bien),Octavia en tant que Magistère (pour s’occuper de tout ce qui touchait à la pratique et au développement des connaissances arcaniques de la Baronnie), Amiri devint Marshal (afin de sillonner mes terres pour éliminer les monstres ou animaux dangereux pour les habitants), Linzi devint trésorière de la Baronnie, et Akiros Ismort, notre paladin déchu, devint protecteur du conseil et de ma personne, responsable de la sécurité dans la capitale. La rapidité avec laquelle tout cela avançait ne me laissait pas une minute de répit, et je mesurai à quel point le fait de diriger une population était un sacerdoce. De plus, les ressources augmentaient également: scierie, fermes, mines, amenaient des richesses qui permettraient à la Baronnie de croître à l’avenir.   Il ne restait plus qu'à faire preuve de patience et de persévérance, et avec l'aide de Iomedae, tout se passerait bien.

 

Jour du serment, 8 Neth de l’an 4710 :

 

Et alors que l ‘hiver débutait, pendant que Linzy et Valérie discutaient avec moi de l’expansion future de la cité, Kesten Garess se présenta pour nous prévenir de deux choses : la présence de Trolls semblant attaquer en bandes certains endroits habités par des humains sur mon territoire. Et également de la demande d’audition d’un guerrier nain, qui attendait dans le hall de réception. Curieux de cette demande, et aussi inquiet de la nouvelle de Trolls organisés et agressifs sur mes terres, je remerciai Kesten et me rendit dans le hall.

 

Là se trouvait un guerrier nain, vêtu d'une armure de plaque de pied en cape. Pourtant, je remarquai vite les runes de Torag, le dieu de la montagne et de la forge, vénéré par les nains, présentes sur de nombreuses parties de son armure, trop souvent pour que ce soit un simple guerrier. ; Je m’asseyais sur mon trône (sculpté par les soins de Jhod et reflétant les valeurs véhiculées par ma bannière: "Unis pour vivre ensemble, unis pour vaincre ensemble" . L’audience commença et le nouvel arrivant se présenta comme étant Kalum Porteur-de-hache, prêtre de Torag, et venant de la ville de Darvarn, qui elle-même faisait partie du Royaume de la Montagne des 5 rois, une contrée exclusivement naine, et leur dernier havre de  résidence sur Avistan, à ma connaissance (enfin, surtout celle de Linzi). Il m’expliqua que des Trolls et Gobelins avaient dérobé une relique de ses ancêtres, une hache forgée par Delbera Porteuse-de-hache, son ancêtre, une maitresse de la forge, dont la maitrise était légendaire dans son royaume. Il avait commencé sa quête personnelle pour retrouver cette relique afin de la remettre à sa place dans le caveau de sa famille à Darvarn, il y avait environ 10 ans, et avait récemment trouvé la trace d’un chef Troll, nommé Hargulka, qui aurait récupéré la hache dans la contrée de Pitax, et serait ensuite venu dans les Terres Volées avec plusieurs de ses congénères.Je lui expliquai que nos intérêts convergeaient, puisque je cherchais également à en savoir plus sur des Trolls qui venaient d’arriver sur mes terres, et qui s’attaquaient à mes sujets. Souriant,   il me proposa de l’accompagner afin d’apporter son expertise sur le sujet lors de nos recherches. J’acquiesçai et laissai Kesten s’occuper de le loger, tandis que je me rendais auprès de Linzi et Valérie afin de discuter de l’organisation de l’expédition. J’en profitais également pour charger Regongar d’une mission d’exploration des terres à l’est de Boisoleil, afin de découvrir l’emplacement de la tombe dont nous avait parlé la vieille Beldame.

 

Jour de l’étoile, 10 Neth de l’an 4710 :

 

 

Deux jours plus tard, Kesten,Kalum, Octavia et moi-même quittions Boisoleil, et partions en direction du sud, car les Trolls semblaient venir de là, considérant la localisation des zones attaquées. Je laissai la capitale et la baronnie aux mains de Valérie et de Linzi, donc je ne me faisais pas trop de soucis quand aux affaires courantes.


    

Jour de la lune, 12 Neth de l’an 4710 :

 

Après 2 jours de voyage, alors que nous nous reposions, nous fûmes attaqués par un groupe de 4 araignées géantes durant la nuit. Nous réussîmes à nous en débarrasser sans dommages, et continuâmes notre chemin en continuant de chercher des traces de Trolls.

 

Jour du bonheur, 14 Neth de l’an 4710 :

 

 

Nous finîmes par en trouver, mais elles étaient anciennes et donc dures à suivre. Au fur et a mesure que nous avancions, la foret changea, et d’une apparence de foret de feuillus, nous arrivions progressivement dans une portion marécageuse, où les arbres semblaient atteints d'une sorte de maladie qui les faisaient flétrir et pourrir, arborant un air de plus en plus menaçant. L’air devenait également de plus en plus lourd, et oppressant, comme s’il stagnait, au même titre que l’eau qui nous environnait. La lumière était également plus rare, et prenait une teinte marron, grise en traversant le brouillard qui nous environnait. Alors que nous entrions dans une sorte de clairière recouverte par un marigot, je sentais une menace proche, et me retournait de justesse, pour éviter l’attaque d’un arbre gigantesque, mais vivant, ressemblant à un cadavre végétal, mais dont la bouche démesurée arborait des arêtes acérées. Le combat commença, mais heureusement, j’avais fait enchanter mon épée durant les 4 mois passés à Boisoleil, et elle délivrait désormais des attaques enflammées, que manifestement cet arbre desséché n’aimait pas du tout, vu les cris abominables qu’il émettait. Kalum n’était pas en reste et taillait son écorce avec sa hache, ainsi que Kesten, tandis qu’Octavia envoyait des traits de feu sur la créature, accentuant encore plus les dommages causés. En moins d’une minute, le combat fut réglé, et sa carcasse fumante s’écroula dans le marigot, nous laissant quelques blessures superficielles. Juste après la mort de la créature, l’endroit sembla retrouver de la vie progressivement, la lumière du soleil perçant le sous-bois et l’eau devenant plus claire également. Nous décidâmes d'un commun accord, de nous reposer, afin de reprendre des forces avant de nous aventurer plus loin.


 Jour du serment, 15 Neth de l’an 4710 :

 

 

Après avoir trouvé quelques restes de voyageurs ou aventuriers malchanceux dans le creux de l’arbre maléfique, nous repartîmes vers le sud, mais nous perdions les traces des trolls au bout de quelques kilomètres. Continuant à avancer à l’aveugle, nous finîmes par retrouver des traces, mais celles-ci étaient celles d’humanoïdes de taille humaine, semblant posséder une queue. Je penchais pour la présence d’hommes-lézards dont nous avait parlé Beldame, et nous décidions   de   les    suivre    afin    de    nous    rendre    compte    de    la    véracité    de    ces réflexions.

 

Jour du feu, 16 Neth de l’an 4710 :

 

 Nous finissions par arriver en vue d’un campement situé au milieu du fleuve, au centre d’un réseau de collines artificielles qui ralentissaient le débit de celui-ci. Voyant des signes d’occupation à l’intérieur du campement entouré de palissade, et quelques gardes devant l’entrée, nous rangeâmes nos armes et avancions, afin de montrer que nous souhaitions discuter (en espérant que nous ne nous trompions pas sur leurs intentions).

En arrivant à une cinquantaine de mètres de l’entrée du village fortifié, nous permettant de voir que l’intérieur du village se trouvait réparti sur une sorte de butte de terre ou de limon, deux gardes nous repérèrent et nous interpellèrent ; étant donné qu’aucun d’entre nous ne parlait le draconien, l’un d’eux retourna à l’intérieur du village, tandis que 5 autres gardes arrivèrent pour renforcer leurs collègues. Quelques minutes plus tard, un homme lézard apparemment plus âgé que les autres - au vu de sa démarche plus lente et de sa stature courbée - arriva devant nous et commença à nous parler dans un Taldan hésitant.


Nous apprîmes que, étant un chef de tribu moi-même (du point de vue des hommes-lézards), il était préférable de rencontrer directement le chef du village, un puissant guerrier nomméVesket. Nous acquiescions, et entrâmes  dans le village, où se trouvaient de nombreux petits, femelles et hommes-lézards plus âgés. Le shaman, qui s'appelait Kagar, nous expliqua que les guerriers dans le village étaient des gardes de Vesket, les autres guerriers du village étant partis combattre ou chasser. Les huttes semblaient faites en terre et en partie creusées dans le sol. Il y avait aussi des huttes qui ressemblaient à des enclos, avec des grillages en bois, et des ossements ; nous    vîmes pourquoi quand des sauriens géants nous regardèrent avec envie à travers les barreaux en bois. La hutte principale plus massive - du chef était gardée par des guerriers  plus grands et musclés que leurs congénères  et apparemment mieux nourris aussi. Nous entrâmes, bien entourés par les gardes, et arrivions dans une grande pièce circulaire unique, avec un feu au centre,  et un trône avec peaux de  bêtes sur lequel se trouvait Vesket,  un homme lézard massif de deux mètres vingt environ, entouré de deux   alligators géants, apparemment dressés.  Nous entamions la discussion en exprimant notre respect, et demandions si la tribu avait des problèmes actuellement,  car nous  étions ici pour découvrir si les habitants du village étaient intéressés pour établir des relations commerciales avec la Baronnie. Vesket hésita, puis finis par nous dire qu’il devait parler aux esprits des ancêtres pour savoir si cela serait bon pour sa tribu.

 

Nous nous retirions en le remerciant, puis attendions à l’extérieur de la hutte. C’est alors que je vis Vesket s’éloigner au fond du village vers une hutte située en marge il se rendit seul. C’est alors que je cru entendre, le bruit étant assourdi par la distance et les bruits alentours, une voix d’enfant –terrifié- venant de cette hutte.Je me tournai interloqué vers Hagar, le Shaman, après avoir eu confirmation par Octavia qu’elle avait aussi entendu le cri. Apparemment honteux de cette situation, après avoir été gentiment pressé par nos questions, à l’écart de l’œil soupçonneux des gardes de Vesket, le shaman nous expliqua qu’un jeune garçon avait été trouvé par des guerriers de la tribu dans la foret ; et sur ordre de Vesket, il n’avait pas été mangé, mais amené dans la tente des esprits, car l’esprit des ancêtres souhaitait le garder en vie en l’effrayant afin de faciliter le contact avec lui. Nous nous regardâmes avec Octavia : nous avions pensé à la même chose : une créature incorporelle souhaitant garder une créature vivante apeurée près de soi, tout cela faisait fortement penser à des Feux Follets, créatures dont nous avait parlé la vieille Beldame et qui se trouvaient sur une ile non loin d’ici.


Discutant rapidement entre nous, nous décidâmes de libérer l’enfant sans plus attendre ; prévenant Hagar, celui-ci se dirigea vers les autres membres de la tribu, qui nous considéraient avec appréhension et curiosité, pour leur expliquer ce que nous allions faire, afin de ne pas intervenir.Nous tombions sans prévenir sur les gardes qui nous entouraient pour bénéficier de l’effet de surprise. Kesten élimina un garde, tandis que nos adversaires s’avérèrent plus coriaces et nous opposèrent une résistance féroce. C’est alors qu’Octavia déchaina les enfers avec ses sorts de feu, et envoya quatre gardes se transformer en torches vivantes. Le bruit du combat fit sortir Vesket de la hutte dans laquelle il se trouvait, et arriva au combat, flanqué de ses deux alligators, tous crocs dehors. Kalum lança un sort qui augmenta soudainement ma force, et je me servis de cet avantage pour tomber sur le râble de Vesket qui reçu l’impact brut de mon épée, envoyant voler une partie de son armure, accompagné de sang verdâtre, mais en retour je reçus un coup non moins terrible qui ensanglanta tout le coté de mon bras. Seule la force du sort de Kalum me permis de continuer à combattre malgré la douleur. Pendant ce temps, Kesten était seul face aux deux alligators, et, blessé à plusieurs reprises, finis par s’écrouler, ensanglanté. Ravivé par la vision de la perte d’un de mes alliés les plus proches, je criai dans un mouvement de rage qui vit mon épée couper Vesket en deux, tandis qu’Octavia et Kalum terminaient de se débarrasser des alligators et des gardes restants. Alors que la poussière du combat retombait et que nous pensions le combat terminé, un crane fantasmatique d’homme lézard apparut devant nous, flottant dans les airs, et terrorisant les hommes lézards, tandis que nous le voyions pour ce qu’il était réellement : un Feu Follet !

Le combat fut encore plus dur que le précédent, car nous n’arrivions que rarement à l’atteindre et nous étions         déjà affaiblis par le combat précédent. Ses éclairs d’électricité nous transperçaient sans relâche, brulant notre chair et nous affaiblissant de plus en plus, jusqu’à ce que, par un coup heureux, j’arrive à passer ses défenses, et fasse succomber la créature maléfique, qui s’évanouit dans un cri résonnant en écho avant de disparaitre. Kalum pris soin de nos blessures juste après, nous permettant de retrouver un peu de vigueur, la force divine de ses sorts de soin s’infusant en nous. Nous discutions avec Hagar, et décidâmes de brûler les corps pour éviter une manifestation de mort vivance en cas de malédiction du Feu Follet (on n’est jamais trop prudent) ! Quelque temps plus tard, après avoir mangé ensemble, nous et les hommes lézards, nous commencions à discuter d’accords commerciaux futurs entre leur tribu et la Baronnie ; Hagar prendrait à priori la tête de la tribu, en attendant qu’il ait formé de jeunes successeurs plus sages que Vesket pour prendre la tête de son peuple. Nous dormions et nous reposions sur place jusqu’au lendemain midi, puis reprenions notre route.

 

 

Jour du labeur, 20 Neth de l’an 4710 :

 

Nous repartions vers le nord, afin de reprendre la direction de la capitale, mais en passant par des endroits non encore explorés. Nous arrivâmes dans une partie de la foret extrêmement verdoyante. Lumineuse même. Quelques temps plus tard, nous finissions par apercevoir une créature magnifique : une dryade, nommée Tyressia, se lamentant avec son compagnon satyre, Falcos. Nous approchant doucement pour ne pas les effrayer, nous nous présentions et demandions quelle était la cause de leurs tourments. Ils nous expliquèrent qu’une créature maléfique, un arbre maudit, s’était éveillé dans la foret et avait commencé à pervertir la foret de la dryade, sans qu’elle puisse s’opposer à lui, malgré les efforts de son compagnon et des animaux de la foret. Quand nous lui demandions se trouvait cette créature, elle nous confirma qu’il se trouvait à l’endroit où nous avions vaincu le Treant maléfique. A l’annonce de cette nouvelle, elle pleura de joie, et elle et son compagnon satyre nous remercièrent de tout leur cœur, et nous offrirent des végétaux magiques en récompense.


Apres avoir discuté quelques temps, nous convînmes de nouer un pacte d’assistance, afin qu‘elle et Falcos puissent nous prévenir de toute intrusion par ce coté de la foret, et nous assurerions en retour leur défense, car il en allait de nos intérêts à tous. Nous reprîmes ensuite la route et nous dirigeâmes de nouveau vers l’est afin de longer le fleuve et revenir vers la capitale.

 

 

Jour du serment, 22 Neth de l’an 4710 :

 

Alors que nous arrivions au niveau d’un petit gué du fleuve, à un endroit où la végétation s’éclaircissait le long de l’eau, nous entendîmes des éclats de voix furieux. Nous approchant, nous découvrîmes un attroupement de bucherons furieux, qui agitaient leurs haches en direction d’une jeune créature à moitié immergée dans le fleuve - que nous reconnaissions comme étant une Nixie - et se tenant derrière deux hommes, apparemment des bucherons, mais immobiles comme s’ils étaient sous l’effet d’un charme –probablement celui de la Nixie. Je m’approchais du groupe et commençait à calmer les bucherons en me présentant comme leur baron.ils me demandèrent alors de résoudre la situation : la Nixie, nommée Melianse, avait charmé les deux hommes alors qu’ils s’apprêtaient à terminer leur travail, pour apporter des arbres à la scierie, en les faisant flotter le long du fleuve jusqu’à celle-ci. Interrogée, Melianse, acquiesça, mais en ajoutant que les bucherons étaient arrivés ici sans écouter ses supplications de ne pas abattre des arbres encore vigoureux et qui aidaient le fleuve et la nature environnante à vivre en harmonie. Les bucherons ont ensuite menacé de la pendre si elle ne partait pas. Soumis à mes questions, le chef des bucherons fut mal à l’aise mais admis qu’il avait demandé à la Nixie de partir. Jugeant la situation, j’ordonnai aux bucherons de ne plus abattre que les arbres morts ou que Melianse indiquerait comme étant propices à être abattus, et de ne plus entrer dans la région que Melianse contrôlait sans son autorisation. Melianse acquiesça et relâcha les deux hommes. Les bucherons purent repartir avec les arbres qu’ils avaient déjà abattus, et j’en profitais pour discuter avec la Nixie et convint avec elle d’un accord mutuellement profitable, identique à celui fait avec Tyressia, Melianse nous préviendrai de toute menace passant par la portion du fleuve qu’elle contrôlait, et en retour nous lui offririons la protection nécessaire pour répondre à ces menaces. Nous repartîmes ensuite vers la capitale.


(Reprise du récit par Linzy).

Jour de l’étoile, 24 Neth de l’an 4710 :

 

Notre baron Teros le Magnifique (je ne peux m’empêcher de trouver que cela sonne bien !! Mais j’arrêterai si Teros me le demande, bien sur) venait juste de revenir de ces péripéties dans la nature environnante que déjà les devoirs de sa fonction se rappelaient à lui. En effet, des villageois venaient de nous prévenir de la présence dans les environs, d’une bête qui avait tué du bétail, et un berger, et qu’une serveuse de l’auberge de la ville avait disparu depuis ce matin ! Notre baron et ses compagnons se rendirent à l’auberge et commencèrent à questionner les personnes présentes. Il apparut qu’un nouveau venu dans la ville logeait à l’auberge depuis une semaine (un Kellid nommé Kundall) et les attaques avaient commencé peu après. Ils se rendirent dans la chambre de celui-ci, et ne virent personne ; en fouillant l’endroit, ils découvrirent des restes humains à moitie dévorés, dont une oreille avec une boucle d’oreille que la mère de la serveuse reconnut comme étant celle de sa fille. Elle indiqua au baron que sa fille était partie ramasser des plantes dans la foret a la fin de son service. De plus les attaques avaient commencé alors que la lune était pleine. Sachant ceci, et soupçonnant fortement l’implication d’un lycanthrope, Teros, Octavia et Regongar décidèrent la nuit suivante, de suivre les traces de pas qui partaient de la fenêtre de l’individu en question, ce qui les mena en dehors de la ville, en entrant dans la foret. Là, ils trouvèrent les restes de la pauvre serveuse (la boucle d’oreille l’identifia). Revenant vers la ville, ils remarquèrent des traces de créature mi-homme mi-loup et en les suivant tombèrent sur le lycanthrope, qu’ils affrontèrent et abattirent promptement ! Cela ne ramena pas les pauvres personnes assassinées à la vie mais les vengea du moins, et ramena la paix dans le cœur des villageois.


    

Jour de l’étoile, 1 Kuthona de l’an 4710 :

 

En début de mois, notre baron fit continuer les travaux concernant le mur d’enceinte de la ville, fit construire une tour de garde au centre d’un nouveau    village qu’il fit  construire près du gué de Davik Nettel, et qu’il nomma      Rivechant; il continua également à renforcer et construire des ponts pour favoriser le trafic entre le nord et la Baronnie. Après une  semaine de ce régime, il réunit ses conseillers (dont bien sur votre servante), et demanda à Regongar ce qu’il avait réussi à découvrir lors de sa mission à  l’Est. Reg expliqua que l’endroit était encore très sauvage, mais qu’il avait fini par découvrir ce qui était encore un tumulus de terre, et qui masquait l’entrée de la tombe. Et comme il n’y avait aucune autre sépulture dans les environs, il en avait conclu qu’il devait s’agir de  celle que nous cherchions.  Acquiesçant, Teros demanda à Octavia, Regongar et Kalum de se préparer pour partir en expédition, tandis qu’il chargeait Valérie, Kesten et moi-même de la poursuite des travaux engagés et de la gestion des affaires quotidiennes, tandis qu’Akiros   gérait   notre   sécurité   (en   nous   suivant   comme notre ombre ; je sais qu’il fait son travail correctement, mais parfois c’est un peu, comment dirai-je… envahissant).

 

 Jour du labeur, 11 Kuthona de l’an 4710 :

 

(Reprise du récit par Teros).

 

Alors que nous avions rapidement avancé jusqu’à Rivechant, grâce aux routes que les habitants de la baronnie avaient construit ces derniers mois, nous avancions de nouveau en pleine contrée sauvage, ce qui ralentissait notre progression. Ce qui la ralentit également, ce fut l’agression de notre groupe, le deuxième soir après avoir traversé le fleuve Shrike, par un groupe de trois Trolls ! Des Trolls ! Je me demandais tout de suite s’ils ne faisaient pas partie du groupe qui terrorisait ma baronnie depuis quelques temps. Néanmoins, nous les reçûmes comme il se devait et les massacrèrent promptement et sans pitié. Et reprîmes notre route le lendemain matin.


Jour du bonheur, 12 Kuthona de l’an 4710 :

 

Nous arrivâmes le lendemain à l’endroit dont nous avait parlé Regongar : ce qui serait passé pour un tumulus banal aux yeux de la plupart était en fait un tombeau très ancien, dont l’entrée se découvrit à nous en en faisons prudemment le tour, a travers des broussailles que Regongar avait déjà commencé à dégager lors de sa dernière visite. D’anciens linteaux en pierre parsemés de signes et d’un langage étant probablement apparenté aux anciens Kellid qui peuplaient la région autrefois, nous expliqua Octavia. Nous entrâmes prudemment à l’intérieur, et arrivions dans une ancienne caverne, qui avait été consolidée par des moellons, et nous vîmes une ouverture    au     bout     de     celle-ci,    apparemment    un    couloir    fait    de    main    d’homme. Alors que nous arrivions au centre de la caverne, une nuée gigantesque de chauve souris s’abattit sur nous. Nous essayâmes de trancher les créatures, mais cela était impossible tant il y en avait ! Et leurs morsures, bien que petites, commencèrent à s’accumuler sur nos corps. Je sonnai le repli et nous sortîmes nous mettre à l’abri au dehors, où elles ne nous poursuivirent pas. Nous attendîmes le crépuscule, sur les conseils d’Octavia (encore), et assistions à la sortie d’un nuage de ces créatures, qui partit chercher sa nourriture dans la nuit. Octavia nous assurant que nous avions plusieurs heures devant nous, nous entrâmes de nouveau dans la caverne. Allant directement au fond de celle-ci, nous débouchâmes dans un couloir ancien, parcouru de frises très délabrées représentant des scènes de chasse et de vie des anciennes tribus locales. Au bout du couloir, une grande pièce circulaire parcourue des mêmes frises que dans le couloir, et oà s’ouvraient 3 autres ouvertures en arche. Un squelette se trouvait au centre de la salle, éclairée par la boule de lumière que j’avais évoquée. Intrigués, nous avançâmes vers celui-ci, en faisant attention à d’éventuels pièges. Malheureusement aucun d’entre nous ne vit arriver celui qui se déclencha par le biais des 4 statues situées à chaque arche, crachant une fumée noire qui emplit toute la salle, et nous enveloppa, nous privant soudainement d’une grande partie de nos forces…sauf Regongar chez qui cela ne sembla absolument rien faire. Apres avoir fouillé le squelette et récupéré ce qui pouvait l’être, Reg alla voir ce qui se passait au niveau de l’arche Sud, tandis que de notre coté, la magie curatrice de Torag par le biais de Kalum - nous redonnait quelques forces.

 

Regongar s’était avancé dans un des deux couloirs adjacents. Nous l’attendions, en essayant de récupérer du piège qui nous avait meurtris, quand soudain, des bruits sinistres attirèrent notre attention. Provenant du couloir sur notre gauche, nous entendîmes clairement des gisants tomber sur le sol, suivis rapidement par des bruits de pas avançant lentement à notre rencontre. Les choses, trois squelettes en armures, dont les yeux brillaient d’une lueur verdâtre démoniaque, nous fixèrent un instant qui dura une éternité, avant de   s’élancer   à   notre   rencontre,   leurs   membres    griffus    pointés    vers    nos    gorges. Vaillamment, je m’avancai pour faire rempart dr mon corps et donner le temps a Octavia de déclencher sa puissance magique ; un rayon sortit de ses mains et frappa une des créatures, qui fut à peine ralentie, alors que mon épée en décapita une d’un seul coup. Etrange. Alors que je pensai que le combat serait aisé pour nous deux, deux coups violents me ramènent à la raison. Les monstres avaient des résistances qui m'étaient inconnues.

 

Kalum, notre prêtre, utilisa alors les pouvoirs de son dieu pour repousser ces créatures morts vivantes, tandis que nos corps étaient baignées d’une lumière purificatrice (efficace le prêtre). Je pris note de cette capacité, qui serait mienne lorsque j’aurais appris à la maitriser. Un deuxième squelette s’écroula ensuite. Nous en avions presque terminé avec le troisième, quand Regongar surgit en courant de la pièce il s’était avancé seul.


Cette fois, il ne l’etait pas, seul, car poursuivi par une momie rapide et gémissante. Décidément, les morts vivants ici-bas n’avaient pas le repos qu’ils méritaient. Comme si cela ne suffisait pas, un puissant squelette (Octavia me cria qu'il s'agissait d'un Wight, un mort vivant plus évolué et intelligent), armé d’une épée batarde ébréchée, mais toujours fonctionnelle, surgit alors de la troisième bifurcation que nous avions repérée. Comprenant la véritable menace qu’il représentait, je pris le parti de l’affronter, et je laissai mes compagnons s’occuper des autres monstres. Mon combat fut rude: nous étions de force égale, tous les deux animés d’une énergie extraordinaire. La mienne fut plus forte, ma déesse était avec moi, et au cours d’une énième passe d’arme, je parvins à effectuer une feinte, et à le décapiter. Il s’écroula alors à mes pieds, tandis que Regongar et Kalum luttaient âprement contre la momie, qui, bien que moins armurée que mon adversaire, n’en possédait pas moins une résistance surnaturelle. Kalum, au cours d’une passe d’armes difficile avec la momie, ne put échapper à ses griffes, et se vit affligé de la malédiction de cette créature impie. Alors qu’il mettait un genou à terre, encaissant le gros de la malédiction, Octavia, par l’un de ses nombreux sorts utiles et décisifs, mit le feu à la momie, qui finit enfin de se consumer dans un râle de soulagement, son âme enfin libérée. Octavia une nouvelle fois fut décisive, comme elle le fut également dans mon combat contre mon adversaire. Ses sorts et connaissances arcaniques nous souvèrent la vie plus d'une fois. Merci Octavia.

 

 

Jour du serment, 13 Kuthona de l’an 4710 :

 

L’urgence nous taraudait. Il nous fallait sauver Kalum d’une mort affreuse. Nous décidâmes donc de repartir immédiatement pour Restov, se trouvaient des soigneurs capables de venir à bout de cette malédiction, et déterminés à payer les soins nécessaires à la guérison de notre ami nain, quel qu’en soit le prix demandé. Le trajet fut long (nous repassions par le tout nouvellement fondé village de Rivechant, qui commencait à se bâtir), et tous les jours nous prions nos dieux respectifs d’épargner Kalum. Nous fûmes entendus, car nous parvînmes à rallier Restov pour le soigner et le voir se remettre après un long repos mérité.


Jour du soleil, 23 Kuthona de l’an 4710 :

 

Malheureusement, la sécurité et la paix de mon peuple ne pouvaient plus attendre, et nous dûmes reprendre le sentier de l’aventure et de l’insécurité. A peine avions nous commencé à explorer de nouvelles terres vers le sud, que, la nuit venue, nous fumes agressé par une meute de Worgs, dont le chef était un loup de glace, créature aussi vicieuse et dangereuse qu’un magicien maléfique, le souffle de froid en plus. Cette créature mena sa horde d’une manière intelligente, essayant de nous isoler les uns des autres, nous faisant tomber, nous attaquant à terre. Il s’en fut de peu que nous trépassions. Cela nous servirait d’avertissement. Ne jamais sous estimer les animaux féeriques et maléfiques de ces contrées hostiles.

 

Jour de la lune, 24 Kuthona de l’an 4710 :

 

Le lendemain, nos pas nous menèrent le long de la berge d’une rivière assez paisible. L’environnement était trompeur, car c'était le lieu de villégiature d’un Feu Follet, qui s’assura que nous étions sans méfiance en établissant notre campement, avant de nous attaquer par surprise. Fort de l’expérience des combats passés contre ce genre de créature, nous pûmes en venir à bout, relativement plus facilement que les fois précédentes. Mais que de nouvelles cicatrices, éraflures et autres médailles en l’honneur de nos actions héroïques. Je n’aurais jamais supposé qu’il pouvait y avoir autant d’hostilité sur une surface terrestre aussi petite. La nuit et son cortège de cauchemars et de massacres revinrent me hanter. Je décidais, comme d’habitude, de faire front, et le lendemain, j’affichais, comme à l’accoutumé, la certitude que nous allions abattre les obstacles qui nous feraient face à l'avenir.

 

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